L’inquiétude croissante des entreprises

Au deuxième et troisième trimestre, l’économie était repartie rapidement. Bien plus que ce qui était prédit. La plupart des entreprises et particuliers ont repris leur consommation avec le déconfinement, et de façon presque normale. Les mois d’été ont d’ailleurs vu des indicateurs être tous au vert. Mais avec la rentrée, ils sont, un à un, passé à l’orange puis au rouge. Et cela pèse sur le moral des entreprises et leur confiance en l’avenir, d’où une inquiétude croissante et bien présente.

Ce lundi, le gouvernement rencontrait les différents partenaires sociaux pour s’aligner et essayer de leur donner le plus de visibilité possible. Sur la table, de nombreux dossiers. Certains urgents, d’autres moins, mais cela est également une question de perspective.

L’inquiétude grandit chez les dirigeants d’entreprise

Quelques dossiers sont brûlants. Tel la réforme de l’assurance-chômage. D’autres sont attendus de longue date comme les retraites. Mais qui oseraient y toucher dans ce contexte ?

Reste que les entreprises souhaitent continuer à bénéficier de garanties, et donc d’aides, pour être sûr de passer le cap cette année et de pouvoir envisager 2021 globalement. Pas si simple, car le gouvernement est de son côté de plus en plus réticent à allouer des budgets. Bon nombre d’aides ont déjà été accordées et avec une situation qui perdure, certains pôles d’activité ou professions tirent continuellement la langue.

De ce sommet social, il faut espérer que chacun accepte de mettre de l’eau dans son vin pour le bien de tous. Pour les travailleurs qui doivent pouvoir continuer à bénéficier du télétravail étendu et éventuellement de primes désocialisée et défiscalisée. Pour les entreprises qui jouent le jeu malgré la mauvaise donne (l’Urssaf n’étale pas forcément les reports de cotisations, l’arrêt de certaines aides, etc.). Et pour l’Etat qui doit tout de même engranger des recettes fiscales et jouer son rôle protecteur ; entre le marteau et l’enclume.