Le marché obligataire, nouveau mode de financement des entreprises françaises

A l’heure où les trésoreries sont mises à mal, les grandes entreprises françaises cherchent du capital frais pour pouvoir résister et se restructurer après la crise sanitaire. Les banques ayant rehaussés leurs taux, de plus en plus de fleurons se tournent vers le marché obligataire.

Ce marché est en plein essor et les investisseurs accueillent de bon œil ces nouveaux produits au rendement parfois intéressant. De plus, les montants empruntés sont importants, ce qui laisse la place aux gros investisseurs, mais également aux petits épargnants qui aiment boursicoter.

Toutes les grandes entreprises françaises utilisent à présent le marché obligataires pour se financer

Le premier à avoir franchi le pas est Airbus qui a déjà levé 6 milliards d’euros depuis début mars au travers de deux opérations. Ce montant, quoique important, reste faible par rapport aux 75 milliards levés par les grands groupes français depuis le début de l’année.

Bien sûr, Airbus est loin d’être le seul à s’intéresser au marché obligataire, d’autres groupes ont également franchi le pas. Tous les secteurs sont concernés et la vaste majorité du CAC 40 y a eu recours. Ainsi, Total et Engie ont levé 5 et 3,25 milliards d’euros respectivement, par exemple.

Ce mode de financement n’est pas sans risque, car in fine, le rendement proposé par une entreprise correspond au risque que prend l’investisseur. Et ce risque n’est pas nécessairement interprété de la même manière de chaque côté de la table.

Néanmoins, pour certains groupes il s’agit même d’une bonne affaire, car ils peuvent se financer à des taux négatifs. Et donc s’enrichir !

Enfin, le marché obligataire est devenu un mode de financement à part entière pour les grandes entreprises françaises. En particulier depuis 2016, moment où la Banque Centrale européenne s’est mise à acheter des volumes importants d’obligations d’entreprises.