Quels sont les chiffres du tourisme dentaire en France ?

En France, le tourisme dentaire est devenu un enjeu de santé publique au fil des années. Face au coût généralement jugé exorbitant des prestations des professionnels de soins bucco-dentaires en Hexagone, bon nombre de Français, désireux de bénéficier de soins prothétiques et implantaires choisissent l’exode médical vers les pays de l’Est de l’Europe. Dans ces pays, le coût des prestations est beaucoup moins élevé que sur le territoire national. Cet article vous dit tout, chiffre à l’appui, sur le tourisme dentaire en France.

Tourisme dentaire : Des chiffres en baisse

Pour le Français lambda, la grosse difficulté en matière de soins bucco-dentaires se situe surtout au niveau financier. Comment s’attacher les services de professionnels locaux alors que la sécurité sociale ne couvre que les soins dits conservateurs tels que le traitement de la carie, le détartrage ou la dévitalisation d’une dent ? Les prestations de tout autre type étant à la charge du patient. La solution, beaucoup pensent l’avoir trouvée dans le tourisme médical, et donc ici spécifiquement le tourisme dentaire, en s’orientant vers les voisins de l’est. Ceux-ci ont la réputation d’offrir des prestations parfois à moitié prix aux patients français comparativement aux tarifs pratiqués en France.

C’est le cas par exemple des implants dentaires. En 2014, les prix moyens pratiqués en France tournaient autour de 2000 euros contre moins de 1 600 euros, dans un pays comme la Hongrie classée parmi « les Paradis dentaires » d’Europe. Alors qu’une opération de blanchiment dentaire était facturée en moyenne à 700 euros à Paris, à Budapest, une prestation similaire ne coûtait que 250 euros, soit moins de la moitié.

Outre la Hongrie, d’autres pays, plus au sud de la France, attirent également les citoyens français. Ainsi en Espagne, les actes chirurgicaux étaient estimés dans la même période deux fois moins élevée qu’en France. Une situation avantageuse sur le plan financier que les Français retrouvent également au Portugal ou dans d’autres pays d’Europe orientale.

Selon des chiffres publiés sur un site spécialisé dans le domaine de la santé, le nombre de Français s’étant expatriés au cours de l’année 2014 pour des soins bucco-dentaires était estimé à 25 000. Cependant, dans le même temps le Centre National des Soins à l’Étranger (CNSE) table sur un déclin du phénomène ces dernières années.

La mise en garde de l’ONCD

Si les règles de libre circulation en vigueur dans l’Union Européenne donnent le droit aux Français qui le désirent de voyager à l’étranger pour bénéficier de traitements moins coûteux, l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes (ONCD) préfère mettre en garde ces candidats à l’aventure médicale contre les risques que peuvent présenter ces prestations  » bon marché  » dans les eldorados dentaires.

« Dans nombre de destinations touristiques dentaires, les conditions d’exercice sont hétérogènes en termes de normes. Ainsi, les règles de sécurité sanitaire ou de stérilisation et la traçabilité des matériaux (ou encore l’élimination des déchets de soins) ne sont pas toujours soumises aux mêmes contraintes que sur le territoire français » avertit l’ONCD. Les spécialistes français rappellent que les soins bucco-dentaires prodigués dans ces pays peuvent donc exposer les bénéficiaires à des infections.

En plus de l’absence de rigueur dans l’observation des règles sanitaires, les praticiens français pointent du doigt  » le décalage existant entre l’exécution de travaux lourds et un laps de temps très court pour les réaliser « .

Pour résorber ce problème qui pénalise à la fois patients et professionnels, l’ONCD recommande par exemple le choix des cabinets dentaires Dentego, disponibles dans les grandes villes, qui offrent des prestations adaptées, tout en respectant les règles en vigueur.