Moins de recettes fiscales pour l’Etat

Mettre à l’arrêt complet l’économie était nécessaire pour protéger la population. Il y a quelques mois, la portée de ce choix n’était pas encore connu. Aujourd’hui, le gouvernement découvre petit à petit le coût de ces mesures de confinement de la population.

Ainsi, à l’heure où l’Etat boucle généralement son budget annuel, il se retrouve avec une différence colossale à combler. On parle d’un montant avoisinant les 222 milliards d’euros. AU début de l’année, le déficit prévu n’était que de 93 milliards, soit 129 milliards d’euros de différence.

Cette différence est largement dues aux mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19. Des plans d’aide massifs aux entreprises et aux secteurs sinistrés, mais aussi la prise en charge de dépenses supplémentaires comme le chômage.

La baisse d’activité et des dépenses imprévues ont eu raison du budget de l’Etat

Parmi ces plans d’aide, on peut citer ceux qui ont été accordés aux grands groupes français comme Airbus ou encore Renault. Ces aides incluent également le soutien apportés à certains secteurs. Ainsi, le gouvernement avait-il promis 6 milliards d’euros pour revaloriser les métiers hospitaliers (infirmier.ère.s, aides-soignants, etc.).

Toutefois, le problème de l’Etat ne provient pas uniquement de dépenses supplémentaires, mais également d’un manque de recettes qui vient alourdir le déficit. Ainsi, on considère à l’heure actuelle que les recettes de l’Etat baissent de 65 milliards par rapport aux prévisions.

La cause principale à la chute de ces recettes fiscales est la baisse de la consommation des ménages. Elle diminue de 10 % par rapport à 2019 pour un montant de 20 milliards d’euros. Mais elle n’est pas la seule en cause puisque les impôts sur les sociétés seront également moindres.

Seule éclaircie pour l’Etat, ses recettes non fiscales (participations, dividendes, amendes, etc.) devraient être en hausse, tirées par les amendes et sanctions perçues.