Élections municipales de 2026 à Paris : résultats du second tour
Le 22 mars 2026, Paris connaissait l'épilogue de ses élections municipales, après un premier tour disputé le 15 mars. Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, remporte la capitale avec 50,52 % des suffrages, devant Rachida Dati et Sophia Chikirou. La participation au second tour atteint 61,60 %, en nette hausse par rapport au scrutin de 2020. Ce vote parisien se déroule sous un nouveau cadre légal : la réforme dite PLM oblige désormais les candidats à présenter deux listes distinctes, l'une pour les arrondissements, l'autre pour la mairie centrale. Les électeurs glissent ainsi deux bulletins dans l'urne. Une réforme inédite pour la commune capitale.
Les résultats du second tour des municipales 2026 à Paris
Le 22 mars 2026, le verdict tombe clairement. La liste "Paris est à vous ! avec Emmanuel Grégoire - L'union de la gauche et des écologistes" recueille 428 143 voix, soit 50,52 % des suffrages exprimés. Grégoire décroche 103 sièges au Conseil de Paris et 36 au conseil métropolitain du Grand Paris.
| Candidat | Liste | Voix | % | Sièges CP |
|---|---|---|---|---|
| Emmanuel Grégoire (PS) | Paris est à vous ! | 428 143 | 50,52 % | 103 |
| Rachida Dati (LR) | Changer Paris | 351 825 | 41,52 % | 51 |
| Sophia Chikirou (LFI) | Le Nouveau Paris Populaire | 67 464 | 7,96 % | 9 |
La liste "Changer Paris avec Rachida Dati" réunit 351 825 voix (41,52 %), soit 51 sièges. Sophia Chikirou et ses Insoumis obtiennent 7,96 %, soit 9 sièges. Sur 1 404 863 inscrits, 865 366 personnes se déplacent. On dénombre 539 497 abstentions, 12 238 votes blancs et 5 696 votes nuls. Emmanuel Grégoire est élu maire de Paris. Le lendemain, il dédie sa victoire à Lionel Jospin, dont le décès est annoncé le 23 mars 2026, soulignant une émotion partagée par toute la gauche française. La résilience d'une ville peut parfois rappeler ce documentaire sur la résilience humaine.

Les résultats par arrondissement au second tour
La carte des arrondissements parisiens confirme un clivage géographique marqué. L'ouest reste fidèle à la droite, tandis que le centre, le nord et l'est basculent à gauche.
Victoires de la droite à l'ouest
Parmi les maires élus côté Républicains, Jean-Pierre Lecoq s'impose dans le 6e avec 53,66 %. Rachida Dati est réélue dans son 7e arrondissement dès le premier tour (58,77 %). Catherine Lécuyer gagne le 8e (57,11 %), Delphine Bürkli (Horizons dissidente-LR) le 9e (57,84 %), Philippe Goujon le 15e (61,14 %, liste fusionnée avec Bournazel), Geoffroy Boulard le 17e (60,50 %) et Jérémy Redler le 16e dès le premier tour (50,62 %). Florence Berthout (Horizons-RE) remporte le 5e avec 52,66 %.
| Arrondissement | Élu(e) | Étiquette | Score |
|---|---|---|---|
| 5e | Florence Berthout | HOR-RE | 52,66 % |
| 6e | Jean-Pierre Lecoq | LR | 53,66 % |
| 7e | Rachida Dati | LR | 58,77 % (T1) |
| 8e | Catherine Lécuyer | LR | 57,11 % |
| 15e | Philippe Goujon | LR-HOR | 61,14 % |
| 17e | Geoffroy Boulard | LR | 60,50 % |
Victoires de la gauche au centre, nord et est
À Paris Centre, Ariel Weil (PS-LÉ-PCF) est réélu avec 50,69 %. David Belliard (LÉ-PS) s'impose dans le 11e (55,32 %), Lucie Castets (DVG-PS) dans le 12e (47,51 %), Éric Lejoindre dans le 18e (43,82 %), François Dagnaud dans le 19e (52,61 %) et Éric Pliez dans le 20e (53,98 %). Cette géographie politique parisienne s'inscrit dans un héritage culturel fort, que cet article sur la coopération culturelle éclaire différemment.

Réactions politiques au lendemain du second tour
Rachida Dati reconnaît sobrement : "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment", ajoutant qu'elle ne "renonce à rien". Valérie Pécresse admet que "Paris est une ville qui est de gauche" et salue le choix de Grégoire de ne pas s'être allié avec LFI comme "un choix gagnant". Elle annonce vouloir appeler le nouveau maire et demander des clarifications sur les alliances à droite, après la position de Bruno Retailleau.
Côté gauche, les tensions éclatent rapidement. Olivier Faure (PS) qualifie Jean-Luc Mélenchon de "boulet de la gauche". Manuel Bompard (LFI) rétorque que "la gauche de rupture de LFI progresse". François Hollande assure qu'il y "aura une candidature de la gauche réformiste en 2027", critiquant la direction socialiste.
- Olivier Faure répond à Hollande qu'"un ancien président ne devrait pas dire ça".
- Faure affirme que le PS n'a "pas toujours" eu besoin de LFI pour gagner.
- Il salue néanmoins "une stratégie qui a permis la victoire" à Paris, Lyon et Marseille.
Ces décisions politiques et réactions post-scrutin dessinent déjà les contours des prochaines batailles électorales nationales, avec un paysage de gauche fragmenté entre socialistes, écologistes et insoumis.
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