Le Conseil de Paris a validé les grandes orientations financières pour 2026 le 16 décembre dernier. Ce nouveau cadre budgétaire révèle des arbitrages clairs en matière de solidarité urbaine, d’investissements verts et de gestion des deniers publics. Vous découvrirez ici les données essentielles pour saisir les enjeux qui façonneront la capitale dans les mois à venir.
Des recettes de fonctionnement en progression notable
Les recettes réelles de fonctionnement atteignent 10,2 milliards d’euros, soit une hausse de 3,7 % par rapport à l’exercice précédent. Cette croissance de 365,4 millions d’euros s’appuie largement sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), ces taxes prélevées lors des transactions immobilières. La dynamique du marché parisien observée en 2025 devrait se poursuivre, alimentant ainsi les caisses municipales.
Parallèlement, les dotations et compensations versées par l’État diminuent de 11,2 %, représentant une baisse de 261 millions d’euros. Cette situation témoigne des contraintes budgétaires nationales, mais la capitale parvient néanmoins à maintenir ses marges de manœuvre grâce à la vitalité de son tissu économique. Les stratégies de diversification des revenus prennent ici tout leur sens face aux incertitudes des financements extérieurs.
| Indicateur budgétaire | Montant 2026 | Évolution |
|---|---|---|
| Recettes de fonctionnement | 10,2 Mds € | +3,7% |
| Dotations et compensations | 2,07 Mds € | -11,2% |
| Épargne brute | 800 M€ | – |
| Capacité d’autofinancement | 78% | – |
Une solidarité renforcée au cœur des priorités municipales
Les dépenses sociales demeurent le premier poste budgétaire avec une progression de 40 millions d’euros. Le centre d’action sociale bénéficie d’une enveloppe de 443,6 millions d’euros pour combattre l’exclusion et garantir l’accès aux droits fondamentaux. Cette orientation se traduit concrètement dans plusieurs dispositifs :
- Le revenu de solidarité active mobilise 446,8 millions d’euros
- L’aide sociale à l’enfance progresse de 12,9 millions pour atteindre 392,2 millions d’euros
- Le soutien aux personnes handicapées représente 303,5 millions d’euros
Cette approche contraste avec les équilibres budgétaires de l’année précédente, où la question de la dette occupait une place centrale. La création de 50 postes supplémentaires dans le périscolaire et de 13 postes dans les circonscriptions scolaires illustre la volonté de professionnaliser l’accompagnement des publics fragiles.
Investissements massifs pour transformer l’espace urbain
Avec 1,6 milliard d’euros dédiés aux investissements, la municipalité maintient un niveau d’engagement élevé. L’épargne brute de 800 millions d’euros permet d’autofinancer 78 % des projets, réduisant ainsi la durée de désendettement à douze ans contre 16,4 ans précédemment. Cette capacité d’autofinancement offre une marge de respiration appréciable dans le contexte actuel.
Le logement social capte 800 millions d’euros en autorisations de programme. La Foncière du logement abordable reçoit 50 millions d’euros pour poursuivre son développement. Quant à la transformation écologique, elle se décline en projets concrets : 56 millions pour la place de la Concorde, 52 millions supplémentaires aux Buttes-Chaumont, 20 millions pour les pistes cyclables.
Les charges de personnel augmentent de 2 % avec la création de 400 postes dans la police municipale et des recrutements ciblés dans la protection de l’enfance. Ces arbitrages traduisent une attention particulière portée à la sécurité quotidienne et au bien-être des plus jeunes Parisiens.
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