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Saint-Leu-La-Forêt finance sa voirie en PPP

Rue de la Forge, pendant les travaux.

Rue de la Forge, pendant les travaux.

Si le PPP (Partenariat Public-Privé) est une pratique utilisée couramment pour le financement de l’éclairage public, des parkings ou encore des autoroutes, il est beaucoup plus rare de voir une ville signer ce type de contrat pour le financement,la rénovation et l’entretien de sa voirie.
La ville de Saint-Leu-La-Forêt dans le Val d’Oise est la 2ème ville d’île-de-France à signer un partenariat public/privé en confiant la gestion d’une partie de sa voirie au Groupe Vinci. Les travaux qui ont duré 9 mois ont permis l’enfouissement des fils électriques et l’installation du tout-à-l’égout sur 3 kilomètres de rues du centre ville, comprenant les rues de la Forge, de Chauvry et du Général de Gaulle.

Rue de la Forge.

Rue de la Forge.

Le contrat prévoit qu’en échange des travaux et de l’entretien pendant une période de 20 ans la commune devra régler un loyer de 540 000 euros par an. Le collectif « Réunir Saint-Leu » voit dans ce choix une manipulation politique du maire Sébastien Meurant à la veille des élections municipales. L’inauguration de ces rues le 6 octobre 2013 avec la présence de Valérie Pecresse avait été l’occasion pour se collectif de manifester sa colère « … Ce chantier, réalisé en toute hâte pour coller aux échéances électorales de Monsieur le maire sortant Sébastien Meurant est financé à un taux d’intérêt de plus du double de celui obtenu en direct par la Mairie auprès de ses financeurs habituels.”

Le Plessis-Robinson avait été en 2011 la 1ère commune du Grand Paris à mettre en place un Partenariat Public-Privé qui alliait une rénovation de voirie à un contrat d’entretien sur une période de 20 ans. ce contrat , signé avec Plessentiel, filiale de Bouygues construction, Colas et ETDE a permis de rénover 17 kilomètres de voirie, incluant tous les aménagements et l’éclairage public. Les travaux qui ont démarré en novembre 2011 doivent se terminer cette année. Philippe Pemezec, maire UMP de la ville depuis 1989 met d’ailleurs en avant le délai très court des travaux afin de justifier son choix d’un financement de type PPP « … la mise en place d’un programme exceptionnel de rénovation de la voirie sur un tiers du territoire du Plessis-Robinson, sur la base d’un PPP (Partenariat Public Privé) permettant de réaliser en trois ans ce qui aurait pris en temps normal plus d’une quinzaine d’années. » (publié dans le journal municipal en février 2011).
Du point de vue financier, la ville du Plessis-Robinson doit désormais régler la somme de 2.6 millions d’euros par an pendant 20 ans à la société Plessentiel. Si auparavant les PPP permettaient aux collectivités locales de dégager une marge d’investissement supplémentaire en faisant appel au PPP, ce n’est plus le cas depuis le 1er janvier 2011 où un arrêté impose aux collectivités de comptabiliser l’investissement PPP comme un endettement. C’est donc bien une dette de 52 millions d’euros de crédits que la mairie du Plessis-Robinson doit désormais intégrer dans ses comptes. Quand on voit les problèmes qui se sont posés avec le grand stade de Lille, l’Hôpital du Sud Francilien, le futur pentagone à la française de Balard, on est en droit de se demander si des communes font le bon choix en s’engageant sur des sommes aussi importantes sur une très longue durée et surtout si il est normal que les contribuables de ces communes aient à supporter les risques financiers de ces PPP.

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