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Le Grand Roissy veut faire décoller l’économie circulaire

Il est sans doute le territoire le plus dynamique d’Île-de-France. Mais jusqu’à présent, le Grand Roissy (tout comme le Grand Orly) n’a guère entrepris de démarche se servant de ce dynamisme pour favoriser sa mutation énergétique.

Pour remédier à cela, l’EPA Plaine de France et Aéroports de Paris (ADP), avec le soutien du Conseil Régional d’Ile-de-France ont donc co-piloté en juin un diagnostic, réalisé par des étudiants de Sciences Po, sur les opportunités de développement de systèmes d’économies circulaires sur le territoire du Grand Roissy.Cinq filières dont trois à fort potentiel (BTP, textile et bio-déchets) ont été identifiées.

Selon Damien Robert, directeur général de l’EPA Plaine de France, « Le Grand Roissy porte de forts enjeux de développement durable. L’échelle géographique autour de l’aéroport de Roissy-CDG et le tissu dense de services et d’industries spécialisés en cours de diversification constituent le terreau idéal pour favoriser l’installation d’une économie circulaire. Des entreprises notamment dans les secteurs du textile et activités liées à l’aéronautique sont déjà engagées dans une culture du recyclage. Mais il manque le dernier maillon logistique et économique pour boucler la chaine vertueuse qui permet de créer de l’emploi et de fabriquer un produit fini à partir de matériaux recyclés. ».

Confrontée à une pénurie de matériaux de construction, et avec des projets phares tels que la construction du Grand Paris Express ou du Tram Express Nord, l’Île-de-France a besoin d’un modèle pour favoriser la réutilisation de matériaux. « Concernant le BTP, il existe une plateforme de traitement des déchets inertes dans le département de Seine-et-Marne (77) mais il va falloir amplifier, systématiser et faire connaitre cette démarche pour absorber les déchets des chantiers à venir », explique Damien Robert.

De son côté, le Val d’Oise accueille déjà une importante activité de collecte et de tri de textile, dont la plus grande partie destinée au recyclage est envoyée en Allemagne, en Lituanie ou en Belgique pour être transformée. Pour Amine Boubekeur, directeur Développement et partenariats de Veteco, entreprise Sarcelloise de collecte et de tri : « Installer une usine de recyclage de textile sur le Grand Roissy est une évidence. Nous avons tout sur le territoire : la matière première, la main d’œuvre, les compétences et les entreprises. »

Plusieurs acteurs économiques et institutionnels du Grand Roissy (ADP, les CCI 95-93 et 77, la Communauté d’Agglomération Terres de France, l’Association des Collectivités du Grand Roissy, SIEVO, des entreprises) présents lors de la restitution du diagnostic ont rejoint la démarche initiée par ADP et l’EPA Plaine de France. Un comité de travail est chargé de mettre en place une méthode, d’identifier des leviers et des actions pour l’émergence de cette économie sur le territoire. Rendez-vous est pris en septembre pour poursuivre le travail.

 

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