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Le Grand Paris se shoote toujours aux pesticides

 

Les communes franciliennes et les pesticides.

Les communes franciliennes et les pesticides.

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DOCUMENT. 122 communes franciliennes (environ 10%) n’utilisent plus de pesticides. C’est le bilan établi, à l’occasion de la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », par Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France. En l’occurrence, 1159 villes poursuivent donc leur pulvérisation d’insecticides, de fongicides, d’herbicides et de parasiticides. La Seine-et-Marne, pourtant fortement agricole, est le meilleur élève avec 74 communes zéro pesticides, soit 60% des communes franciliennes. Peut-être faut-il y voir là le résultat de la politique proactive menées par le département.

Le ratio d’environ 10% se reflète sur la métropole du Grand Paris puisque 13 communes sur 124 sont classées zéro pesticides par Natureparif. Elles se trouvent en majorité dans les Hauts-de-Seine (8 communes). En y regardant d’un peu plus près, on constate que l’usage de pesticides est particulièrement fort sur la voierie et les cimetières (désherbants). En revanche, les objectifs de réduction sont globalement atteints pour les espaces verts et le fleurissement. Rien d’étonnant donc à ce que la zone agglomérée soit le parent pauvre de la lutte.

Si la mobilisation des collectivités semble réelle (60% des communes se sont engagées dans une démarche de réduction des pesticides), Natureparif ne note pas cependant d’évolution significative depuis son dernier recensement effectué il y a deux ans. Pour sa présidente, Liliane Pays, les chiffres restent même « très faibles et préoccupants alors que la réglementation française rend quasiment impossible l’usage des produits phytosanitaires sur la voie publique. » Natureparif rappelle par ailleurs « qu’une voierie traitée au désherbant génère une pollution de l’eau immédiate par ruissellement dès la première pluie. De plus, ces produits très volatiles contaminent aussi l’air des villes. »

La réglementation en vigueur, non respectée, expose les communes à des sanctions. Dès 2020, elle sera renforcée par une loi promulguée en février, loi qui ne s’appliquera pourtant pas à la voierie. Or, 48% des communes franciliennes la désherbent avec des produits chimiques. Dans un pays qui demeure le premier consommateur de pesticides en Europe, le combat semble très loin d’être gagné.

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