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Le Grand Paris Express pourrait inciter les Franciliens à déménager

DOCUMENT. L’Institut Harris a mené pour le compte de la FNAIM Grand Paris une enquête, début mars, auprès des Franciliens pour connaître notamment leurs attentes quant à la politique du logement ainsi que l’impact des transports sur les lieux d’habitat.

Sur ce dernier point, il apparaît qu’une majorité de Franciliens (56%) accorde plus d’importance aux caractéristiques de leur logement qu’à la distance qui la sépare de son lieu de travail, privilégiant l’espace et le prix au temps de transport.
Surtout, l’arrivée du Grand Paris Express à partir de 2020 pourrait inciter près de quatre Franciliens sur dix à déménager, notamment dans un département de grande couronne. Ils restent cependant 63% à préférer rester où ils sont.

Sondage FNAIM Grand Paris logement

Transferts de population

Pour Gilles Ricour de Bourgies, président de la Fnaim Paris-Ile-de-France, c’est une nouvelle démonstration de ce que « les agents immobiliers perçoivent depuis plusieurs années des comportements de leurs clients : les critères des acheteurs se tournent essentiellement autour de trois points : calme, lumière, espace. Lorsqu’ils auront réglé leurs problèmes de transport, c’est en grande banlieue que les acheteurs trouveront ce qu’ils cherchent. »
Cela pourrait présager d’importants mouvements de population dans les années 2020 et 2030. En 2011, la FNAIM avait d’ailleurs conduit des expérimentations autour d’un outil de modélisation baptisé Copernic sur le secteur de Clichy-Batignolles en pleine restructuration. Les conclusions indiquaient des impacts multiples dés qu’il y a amélioration de la desserte de transports, sur les prix, les transports routiers et surtout sur les transferts de population qui peuvent se propager très loin en banlieue.

Attentes

Sur la politique du logement, les Franciliens se montrent pour le moins critiques, 64% la jugeant insatisfaisante dans la Région. Les habitants de Paris et de Seine-Saint-Denis sont aussi les plus mécontents de la situation de leur commune. Le prix émerge comme leur principale préoccupation (60%).

attentes franciliens logement

Pour remédier à la crise du logement, les habitants d’île-de-France considèrent enfin que la priorité doit être donnée à la réhabilitation des immeubles non occupés (prioritaire à 46%). Cela n’implique pas forcément pour eux la transformation de bureaux en logements puisqu’ils ne sont que 25% à prôner cette solution. La construction de logements sociaux est prioritaire pour 32% des Franciliens et celle destinée aux classes moyennes (logements intermédiaires) pour 37%.

 

La carte interactive de la FNAIM

La FNAIM publie aussi une carte interactive du logement en Île-de-France montrant l’accessibilité au logement selon le prix et prenant en compte le temps de transport et le nombre de pièces.

Carte interactive FNAIM

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