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L’ARS et la SGP s’engagent pour réduire la fracture sanitaire

| 15/04/2016 | Aucun commentaire

L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et la Société du Grand Paris (SGP) ont signé, le 12 avril, une convention de collaboration. Un partenariat dont l’objectif est que le développement du métro Grand Paris Express et de ses gares répondent le mieux possible aux besoins des Franciliens en termes d’accès à l’offre de soins et de qualité du cadre de vie.

L’ARS et la SGP partagent le constat que les choix d’aménagements urbains peuvent constituer des leviers pour promouvoir la santé et réduire les inégalités, alors que l’Île-de-France est aujourd’hui marquée par de profonds écarts de santé liés au statut socio-économique de ses habitants. Le réaménagement des quartiers de gare qui accompagnera l’arrivée du réseau du Grand Paris Express est donc une réelle opportunité pour renforcer l’accessibilité et développer l’offre de soins dans des zones aujourd’hui caractérisées par une certaine fragilité. Par ailleurs, les complications de pathologies chroniques comme le diabète ou l’obésité peuvent être réduites en développant des logiques d’aménagement urbain permettant de promouvoir la pratique de l’activité physique et les mobilités alternatives.

Dans cette perspective, l’ARS et la SGP se fixent quatre objectifs, formalisés dans une convention de collaboration :

–  organiser l’aménagement des espaces publics des quartiers de gare dans une perspective favorable à la santé physique et mentale : développer des espaces publics prenant en compte la pratique de l’activité physique, la présence de publics vulnérables et un environnement minimisant les nuisances (pollution, bruit…) afin de réduire l’incidence des maladies chroniques ;
–  développer l’accessibilité des établissements de santé et médico-sociaux pour les usagers comme pour les professionnels y travaillant en impliquant ces établissements dans les dynamiques d’aménagement autour des gares du Grand Paris Express ;
–  contribuer à la construction de la programmation de la future offre de santé dans les quartiers de gare du Grand Paris : appréhender l’offre de soins existante et les évolutions démographiques futures ;
–  veiller à ce que les catégories sociales les plus fragiles soient prises en compte dans les choix d’aménagement autour du Grand Paris Express afin de ne pas accroître les inégalités de santé.

Pour mettre en œuvre concrètement ces enjeux, L’ARS participera aux réflexions menées dans le cadre des comités de pôle travaillant à l’aménagement des futures gares du Grand Paris et de leurs alentours. Les comités de pôle prioritaires seront identifiés en fonction des enjeux de santé locaux : niveaux socio-économiques, prévalence de pathologies chroniques, contraintes environnementales…

En décembre 2015, l’ARS et la SGP avaient déjà collaboré à l’établissement d’un Atlas « Santé et Grand Paris Express », avec l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR). Atlas qui donne des éléments de diagnostics sur les écarts de démographie médicale, les contraintes d’accessibilité à pied entre les gares et 12 établissements de santé et les principes pour favoriser les mobilités actives et l’aménagement sportif dans les quartiers.

L’Agence régionale de santé Île-de-France et la Société du Grand Paris collaborent depuis 2013. Elles ont notamment publié, avec l’Atelier Parisien d’Urbanisme, l’Atlas « Santé et Grand Paris Express » en décembre 2015, qui donne

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