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Hidalgo et Kosciusko en coopération logistique

REPORTAGE. Invitées à discuter de logistique urbaine avec les professionnels du secteur, les deux candidates à la mairie de Paris se sont montrées plutôt convergentes sur le sujet.

Anne Hidalgo CREDIT Sophie ROBICHON mairie de paris_SmallNKM1

En campagne non officielle mais en campagne tout de même, les deux favorites à la mairie de Paris font la tournée des popotes pour convaincre sur leur projet. Mardi 26 novembre, elles se succédaient dans les salons du très chic Cercle de l’Union Interalliée, à l’invitation d’Afilog, association professionnelle des acteurs de la logistique.

Implantation des sites, transport de marchandises, développement du e-commerce… Les deux candidates ont pu s’exprimer sur les mêmes sujets durant une heure chacune, mais n’ont, bien sûr, pas déployer les mêmes argumentaires.

Conciergeries et mini-consignes

Leurs différences ne sont pas non plus criantes. Ainsi, elles partagent les mêmes convictions sur la question du péage urbain, Nathalie Kosciusko-Morizet parlant même de « motif prérévolutionnaire. Faire payer l’entrée dans Paris est symboliquement réprouvable, c’est rétablir l’octroi. » Les deux femmes sont tout aussi d’avis de réduire la pollution issue du transport routier en ville. Anne Hidalgo préconise de détourner les camions qui traversent la zone agglomérée sans s’y arrêter (soit un tiers du trafic). Son adversaire entend instaurer les zones d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA) et voudrait se servir des 18 millions d’euros de recette provenant de l’écotaxe pour les mettre en œuvre. Convergences aussi sur le e-commerce et sa livraison en ville : les deux candidates sont pour la mise en place de « conciergeries en pied d’immeuble » (Anne Hidalgo) ou de « mini-consignes » (Nathalie Kosciusko-Morizet). Enfin, elles se retrouvent aussi sur le développement du transport multimodal (fer, route, fluvial) pour réduire la pollution et celui du numérique pour optimiser la gestion du stationnement.

PLU ou schéma stratégique

« Je veux m’attaquer au sous-sol pour l’exploiter. » Anne Hidalgo entend utiliser la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Paris en 2014 pour promouvoir la ville souterraine :

« Le stationnement souterrain n’est pas assez attractif. Il manque d’informations visibles et coûte trop cher. Il faut le rendre attractif pour libérer de l’espace public. »

Diffuser la logistique dans la ville étant pour elle une question de mixité fonctionnelle, le sous-sol devient l’un des constituants urbains de cette mixité. Elle souhaiterait aussi installer des plateformes logistiques aux quatre points cardinaux de Paris, intégrer le tram-fret, et peut-être miser sur le RER pour transporter des marchandises jusqu’aux Halles.

Proposition que réfute NKM. « Le tram-fret ou le RER-fret ne se sont jamais fait pour de bonnes raisons et ne se feront jamais. » La candidate UMP préfère expérimenter d’autres solutions comme le transport silencieux en soirée et entend réaliser un schéma d’orientation régional des plateformes logistiques :

« Il y a trois types de plateformes à organiser : Les grandes en périphérie, les moyennes en zone agglomérée et les petites dans Paris. »

Mais leur opposition la plus significative s’est finalement révélée sur des questions d’urbanisme et d’architecture. Anne Hidalgo défend les immeubles de grande hauteur et souhaite en lancer trois nouveaux dans le 13ème arrondissement, mais ne conservera pas l’entrepôt Ney qui « ne correspond plus à la logistique urbaine et dont la structure est trop coûteuse. » NKM s’inquiète de l’avenir de la Halle Gabriel Lamé, déteste le projet de la tour Triangle et aimerait travailler sur un style architectural pour Paris.

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