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Grand stade de rugby : la FFR avance coûte que coûte

La Fédération française de rugby (FFR) et ses partenaires se sont déclarés mardi 1er février en faveur de la poursuite du projet de Grand stade à Ris-Orangis.
Suite au débat public qui s’est tenu du 7 novembre au 21 février 2013, ils avaient trois mois pour se prononcer. Lundi 30 juin, les deux derniers partenaires de la maîtrise d’ouvrage, l’assemblée départementale du conseil général de l’Essonne et le Conseil de communauté de l’agglomération Évry Centre Essonne, ont émis comme les autres (le comité directeur de la FFR et conseils municipaux des villes de Bondoufle et de Ris-Orangis) un avis positif.

Pourtant, le débat public avait donné lieu à quelques inquiétudes. Dans ses conclusions, la Commission nationale du débat public (CNDP) avait noté :
« Pour le public et les acteurs favorables au projet, le Grand Stade constituerait un geste urbain et architectural qui contribuerait à la fierté des Essoniens et ouvrirait une porte sur le Grand Paris. D’autres paraissent sceptiques quant a l’aboutissement du projet. La qualité de la desserte en transports en commun inquiète le public et les améliorations annoncées sur le RER D apparaissent bien trop lointaines, tout comme l’arrivée du tram-train Massy-Evry. Certains s’interrogent aussi sur l’impact qu’aurait le nouveau stade sur l’équilibre du Stade de France. Enfin, le système des debentures n’a pas rencontré l’adhésion attendue par la maîtrise d’ouvrage.
S’il est donné suite au projet, la concertation post-débat s’annonce déterminante dans son élaboration. Le public souhaite que les efforts d’information et de concertation se prolongent. En tout état de cause, si la FFR tient à la poursuite du projet, elle devra traiter les faiblesses mises en évidence pendant le débat. Son ambition pouvant être alors de faire passer le public d’observateur à acteur du projet. »

Répondant à ces inquiétudes, la FFR a décidé de lancer une deuxième phase de concertation « sous l’égide d’un comité consultatif, chapeauté par une personnalité reconnue pour son indépendance. » Elle demande, par ailleurs, à ce que le projet soit reconnu d’intérêt public. Reste à trouver des solutions sur le financement. Car si la FFR déclare pouvoir s’appuyer sur ses fonds propres pour construire un stade estimé à 600 millions d’euros, la question du coût d’exploitation n’est pas résolue. L’autre sujet épineux concerne la desserte en transports, aujourd’hui particulièrement désastreuse. Mais les élus semblent vouloir prendre la chose à l’envers, comme le maire UMP de Courcouronnes (91), Stéphane Beaudet : « Le Grand stade permettra de faire bouger le STIF et tous ceux qui n’ont rien fait pendant des années pour le transport sur notre territoire. »

Au dernier trimestre 2014 seront désignés les lauréats des deux dialogues compétitifs en cours : d’une part le choix par la FFR du constructeur de son futur stade ; d’autre part celui par les collectivités de l’équipe de maîtrise urbaine pour le projet global d’aménagement sur les 120 hectares autour du stade. Sur ce dernier point, les projets finaux ont été rendus par les trois candidats : Les cabinets français François Leclerc et AUC-Djamel Klouche et les Hollandais de KCAP.

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Classé dans: ACTUS, Essonne-91
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