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Agir en situation métropolitaine : la formation qui éclaire le Grand Paris

Une formation continue, dispensée par l’École d’Urbanisme de Paris et l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme Ile de France permet aux professionnels impactés par le Grand Paris de s’approprier son langage et ses enjeux pour mieux s’adapter aux changements en œuvre. La première session est en cours depuis le mois de janvier.

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Photo extraite de la série Metropole du photographe Lewis Bush. Crédit : Lewis Bush

À l’automne dernier, l’École d’Urbanisme de Paris et l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Île-de-France annonçait la création d’une formation continue en co-production : « Agir en situation métropolitaine, le cas du Grand Paris ». Derrière cet intitulé, la volonté de permettre aux acteurs concernés de « se saisir pleinement, dans l’exercice de l’aménagement et du développement urbain, des enjeux de la métropolisation, des évolutions institutionnelles et des outils opérationnels associés à la construction du Grand Paris », et ce en 98 heures et 3 grands modules, validés par un diplôme universitaire, le premier du genre consacré au Grand Paris. Un objectif qui tombait à pic, avec l’échéance de la création de la métropole au début de l’année 2016.

Le premier diplôme du Grand Paris mise sur la transversalité

C’est d’ailleurs en janvier dernier que les 15 participants de la première session de formation ont commencé à plancher sur le cas du Grand Paris, dans les locaux de l’IAU. Pas de franche surprise quant à leurs horizons « Les inscrits font partie des publics que nous avions ciblé. Ils viennent des collectivités locales, de chez les grands opérateurs partenaires du Grand Paris comme ERDF ou l’ARS, et de prestataires type cabinets d’étude ou agence d’architecture », constate Daniel Behar, responsable pédagogique de la formation et professeur à l’EUP. « Ils n’ont évidemment pas les mêmes attentes et ne rencontrent pas les mêmes enjeux dans leurs cadres professionnels : la formation, même si elle est axée aménagement, est donc volontairement généraliste », poursuit-il.

Car si le Grand Paris est au cœur de toutes les interventions menées systématiquement par un binôme EUP/IAU et des invités type opérateurs, au-delà se pose la question métropolitaine, au cœur des interrogations de tous les participants de cette formation. L’un d’entre eux vient d’ailleurs de Nancy, qui va obtenir le statut de Métropole. « Nous avions la volonté de multiplier les points de vue : les universitaires donnent du recul, mais on est en permanence en situation », explique Daniel Behar, qui se fait l’écho d’une émulation stimulante et passionnante, y compris lors des temps informels. Ce que ne contredit pas Christophe Joseph, directeur général des services de la ville d’Orly, territoire au centre du T12, très impacté par la nouvelle Métropole. « La formation regroupe des cadres dirigeants de différents secteurs, qui sont dans un échange d’expériences, avec une validation universitaire. Cela montre la nécessité d’avoir des transversalités métier pour répondre aux politiques du territoire. La cohésion des acteurs professionnels me semble obligée pour apporter les meilleures réponses possible à la gouvernance », souligne t-il.

Avec le Grand Paris, des carrières en chantier

Une gouvernance en chantier dont certains s’approprient aussi, via la formation, le langage, et les enjeux. Comme Olivier Mollard, directeur adjoint d’INGEROP Management. « Après trois séances, j’ai le sentiment que cette métropole est à ses tout début, et qu’il y a encore énormément d’interrogations. Tout le monde est un peu dans l’expectative, sans trop maîtriser la trajectoire qu’elle va prendre. Nous ne sommes pas dans une science exacte : la formation sert à poser un décor et des enjeux. » remarque ce dernier. « Pour moi, il s’agit de m’immerger dans un monde dans lequel je commence à travailler, et de comprendre quelles sont les manières d’agir dans le monde politique et territorial, pour faire émerger des choix, des solutions et des schémas. » explique pour sa part Philippe André, adjoint au directeur en Val de Marne chez ERDF. « Cela démontre que le Grand Paris est un cycle permanent d’évolution, non figé dans le marbre, et que chaque acteur contribue à faire évoluer les choses », conclut Christophe Joseph, le DGS d’Orly.

La prochaine session devrait elle aussi voir évoluer la formation « Agir en situation métropolitaine : le cas du Grand Paris ». La session en cours, qui s’achève en juin, peut d’ores et déjà se targuer d’un bilan positif grâce à l’investissement mutuel de l’EUP et de l’IAU, et devrait faire boule de neige. Daniel Behar, son responsable pédagogique, évoque la préparation en cours de protocoles d’accords avec de grands opérateurs, comme Grand Paris Aménagement, EPAMARNE ou l’EPF Ile-de-France. « Le succès de cette formation nous incite à continuer à amplifier ce type de projets. À l’EUP, cela créé aussi une émulation. Deux projets de nouveaux diplômes en formation continue devrait voir le jour », annonce Daniel Behar, qui souligne ainsi la volonté de l’EUP de se diversifier à l’avenir, pour devenir presqu’autant une structure de formation continue qu’une structure de formation initiale en accompagnant les carrières des professionnels. En ce sens, le Grand Paris est un test naturel.

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